Parents d’élèves, enseignants, élus appréhendaient la rentrée du 26 avril. Ils avaient raison. Le ministre a encore une fois failli.

Ce lundi de retour des vacances, dans plusieurs écoles (une dizaine de classes), les enfants n’ont pas d’enseignants. Les remplacements étaient prévus depuis longtemps, comme à l’école des Hautes Bruyères depuis le 23 mars.

Mais les remplaçants n’ont pas été nommés. Déjà il y a deux mois la communauté éducative avait manifesté à Villejuif pour obtenir des moyens. Mais rien n’a été fait, parce que c’est l’austérité financière qui régit les décisions gouvernementales pour les services publics. Le nouveau protocole sanitaire (ça le ministre sait faire) oblige les parents à garder les élèves des enseignants non remplacés à la maison.

Blanquer aggrave la situation en refusant de créer les postes nécessaires et prive des enfants notamment du secteur de l’éducation populaire (comme à Paul-Langevin) du droit à la scolarité.

Il y a urgence. Pour cela le PCF fait les propositions suivantes :

-mettre en place un plan de recrutement pour réduire les effectifs et pour remplacer les personnels malades

-titulariser les personnels précaires

-augmenter le nombre de places aux concours

-reconstruire la médecine scolaire

-aménager les programmes et les pratiques pédagogiques pour ne laisser aucun élève sur le bord du chemin

-relancer la formation continue

-prendre en charge la difficulté scolaire (psychologues, réseaux d’aide)

-sur le plan sanitaire, vaccination immédiate de tous les personnels en contact avec les élèves.