La reprise des expulsions est officielle depuis le 1 juin. Elle inquiète près de 30 000 ménages concernés. Ces mesures d’un autre temps jettent à la rue des familles souvent précarisées par sociale et économique que la crise sanitaire a aggravé. Pour beaucoup les effets de cette crise vont laissé des traces difficiles à effacer.

Les huissiers vont pouvoir reprendre leur sale besogne, sourds à la souffrance des gens qu’ils expulsent. Souvent en effet le mal logement s’accompagne d’autres difficultés face à la santé, à l’emploi, aux bas salaires, cause principale des expulsions. Alors quand arrive le dramatique « concours de la force public » qui annonce l’irréparable c’est l’alarme.

A Villejuif le problème va se poser notamment pour beaucoup des nouveaux locataires des logements construits pendant l’ancien mandat par le candidat de la droite aux départementales, F. Le Bohellec et vendus à des investisseurs sans scrupules qui les louent à des prix prohibitifs.

La lutte contre les expulsions locatives est un des engagements de la majorité de gauche du conseil départemental où siègent Flore Munck et Pierre Garzon, candidats à Villejuif.

Elle s’inscrit avec d’autres propositions en faveur du droit au logement dans la perspective d’un grand service public du logement émancipé de la loi du marché et de la spéculation immobilière.

Sans attendre il faut obtenir la prolongation immédiate de la trêve jusqu’au mois d’octobre et de faire de 2021 une année sans expulsion.