SAUVER NOTRE HÔPITAL

Face au chaos engendré par la crise économique, aggravée par la pandémie dont on ne voit pas l’issue et la violence du terrorisme islamiste, le besoin de rupture avec le désordre capitaliste n’a jamais été aussi criant. En 2020 le nombre de personnes pauvres a augmenté d’un million en France, et il est prévu que la longue file des chômeurs s’allonge d’un autre million de personnes, en particulier les plus jeunes.

Parmi les secteurs de l’emploi les plus fragiles : le service public de Santé dont tous les personnels sont mobilisés pour lutter contre le virus. Mal payés, mal équipés, ils sont en nombre insuffisant déjà en temps normal… Alors là, dans ce combat inégal contre le virus, ils sont en souffrance.

Huit mois après le début de la pandémie, rien n’a été fait pour infléchir le plan d’austérité imposé à la santé : ni la spirale de la fermeture de lits, ni le manque criant de personnels soignants.

Ce sont 100 000 postes qu’il conviendrait de créer dans les hôpitaux pour que le service public de santé devienne opérationnel, et 100 000 dans les EHPAD.

« Mais on ne peut pas former des infirmières en si peu de temps » répond le ministre. Certes mais on peut tout de suite recruter des agents techniques pour libérer les soignants des tâches qui ne relèvent pas du soin. On doit aussi envoyer un signal fort en préparant les plans de formation, en rouvrant les Institut de formation des infirmier-es (comme celui de Paul-Brousse à Villejuif, fermé depuis deux ans). On peut aussi remettre en chantier le pré-recrutement des soignants.

À Villejuif, nous avons aussi un enjeu : celui de l’emploi pour les jeunes. Il est possible et nécessaire d’obtenir des embauches dans nos hôpitaux. C’est ce à quoi les communistes veulent contribuer.

Jean-Pierre Coulaudon

On peut de suite recruter des agents techniques pour libérer les soignants des tâches qui ne relèvent pas du soin.

Jean-Pierre Coulaudon