En pleine crise sanitaire, le géant français du médicament a distribué près de 4 milliards de dividendes à ses actionnaires. 5 000 postes ont déjà été supprimés en France par le groupe en l’espace de 10 ans, sur un total d’environ 25 000 salariés. Et 3 000 postes ont été supprimés sur les 6 000 postes dans la recherche et développement. Il subit comme l’ensemble des multinationales, la financiarisation de ses activités et les exigences de la course aux dividendes de ses actionnaires. Pour la 26e année consécutive, le groupe Sanofi a distribué des dividendes, battant par la même son record atteignant presque la somme astronomique de 4 milliards.

Autant d’argent qui n’a pas été investi dans la recherche, la formation, les salaires. Ni dans la production, alors que les pénuries de médicaments explosent depuis 2016 (2 400 ruptures d’approvisionnement en 2020, soit 4 fois plus qu’en 2016).

C’est une prédation à grande échelle qui s’effectue, au détriment de l’emploi et de l’efficacité même de l’entreprise. La multiplication des variants à la Covid-19 doit inciter à une veille pharmaceutique permanente pour avoir une réponse adéquate aux besoins de santé.

Il est déraisonnable aujourd’hui plus qu’hier encore, de laisser les mains libres aux actionnaires.

Il y urgence à développer des logiques industrielles émancipées de la loi du profit, en donnant de nouveaux droits de gestion aux salariés, afin de développer l’emploi, la recherche et la formation, afin de développer un nouveau cycle vertueux dans un objectif de réponse aux besoins de santé.

Le Parti communiste français appelle par ailleurs à la création d’un pôle public du médicament, pour garantir la souveraineté sanitaire de la France.

Dans l’urgence sanitaire nous exigeons la réquisition d’usines de Sanofi pour pouvoir produire le vaccin. 

 

Rassemblement devant le site de SANOFI à Gentilly

MERCREDI 27 JANVIER à 11h30

en présence de Fabien ROUSSEL, Secrétaire national du PCF, 

de Pierre GARZON, Maire de Villejuif