Dans les écoles maternelles et élémentaires de Villejuif, les parents et les enseignants sont dans le désarroi et la colère face à l’incurie du Ministère de l’éducation nationale.

Le gouvernement et le ministre de l’Education nationale ont failli à leur devoir. Ils ont sous-estimé la gravité de la contagion dans les écoles, ils n’ont pas agi pour la médecine scolaire, réduite à rien (un pour plus de 10 000 élèves et aucun à Villejuif), poursuivi la liquidation du suivi psychologique des élèves : deux psychologues pour 5 000 élèves alors que les enfants touchés par des troubles n’ont jamais été aussi nombreux.

Les remplacements, malgré les engagements des services académiques, ne sont plus assurés, y compris pour un congé de maternité à l’école des Hautes-Bruyères ou encore dans les autres écoles, comme à Marcel Cachin ou à Paul Langevin. Les AESH sont encore en nombre insuffisant, six postes obtenus sur les douze promis, les postes de soutien aux directeurs manquent cruellement.

Mais, au-delà de l’incapacité à gérer la crise sanitaire, la casse du service public continue avec le projet de suppression des dispositifs d’éducation prioritaire, des suppressions de postes à tous les niveaux, une réforme régressive du handicap.

En difficulté, le Ministère veut transférer les responsabilités vers les communes, notamment sur les questions de santé, dans un tel moment de trouble qu’il lui est possible de tromper parents ou enseignants sur les compétences de chacun et encourager ainsi au désengagement de l’Etat.

Les communistes de Villejuif, militants et élus, soutiennent les initiatives de la communauté scolaire.

Nous participerons à toutes les mobilisations pour obtenir les moyens nécessaires, à commencer par la manifestation de ce vendredi 26 mars, qui partira des écoles de la ville pour converger vers la mairie à 17h et rejoindra l’inspection de l’Education nationale (av Paul Vaillant-Couturier).