En juin 2020, lors de l’élection municipale, deux projets soumis au vote des Villejuifois s’opposaient. Les électeurs ont rejeté celui de la droite qui avait livré la ville aux promoteurs immobiliers, avec comme objectif de repousser encore plus loin les villejuifois·es ne pouvant se loger dans le privé ou encore acheter des logements à plus de 6500 euros/m 2.

En six ans, la droite villejuifoise a érigé une ville où les promoteurs étaient Rois. Elle a construit essentiellement de petits logements (résidences étudiantes, des T1, T2 et T3 en accession) faisant grimper les prix, attirant les investisseurs (rentiers) et faisant de Villejuif une ville de passage.

Conformément aux engagements pris devant les électeurs, il était du devoir de la nouvelle majorité de gauche et écologiste de rectifier le tir. La page se tourne. L’urbanisme ne se fera plus au profit du marché de l’immobilier, mais dans l’intérêt des habitants : les deux objectifs sont incompatibles.

Par conséquent, les élus ont travaillé avec les promoteurs à la renégociation des projets, ce qui pouvait encore être amendé et corrigé, ce qui était trop avancé pour réorienter, les compensations possibles notamment pour réduire l’emprise au sol, la végétalisation, l’intégration de logements à prix maîtrisés, etc. Ils ont également décidé de revaloriser à 36 % la part de logements sociaux pour répondre au déficit et à l’accroissement de la demande sur la ville, ainsi qu’une augmentation des contributions financières des promoteurs sur les zones en forte construction, notamment sur la RD7.

Avec ce journal, nous vous exposerons la nouvelle politique municipale pour réguler le marché de l’immobilier, permettre aux aides-soignant·es de nos hôpitaux, aux enseignant·es de nos écoles, aux agents municipaux, aux jeunes villejuifois·es d’accéder à des logements, de mettre en place un véritable parcours résidentiel afin de faire de Villejuif une ville où chacun·e peut s’épanouir, construire sa vie de famille en sécurité et y résider durablement.

Özer ÖZTORUN