Depuis plus de 20 ans, les gouvernements successifs et le patronat n’ont cessé de dire qu’il y a trop d’agents dans la fonction publique. Mais s’ils ont réussi à faire diminuer de façon drastique le nombre d’emplois et de services de l’Etat, ce n’est pas le cas dans les collectivités locales. 

Or, souvenons-nous que le candidat Macron promettait en 2017 de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, dont 70 000 dans les collectivités territoriales. 

Pour cela, il misait, entre autres, sur le passage aux 1 607 heures. La loi du 6 août 2019, dite de “Transformation de la Fonction publique”, en a posé les bases deux ans plus tard, pour une application au 1er janvier 2022.

Supprimer des emplois dans la territoriale : voilà le sens réel du passage aux 1607 heures du temps de travail !

Au mépris de l’engagement et l’efficacité des agents du service public, au mépris de l’attachement des populations à leurs services publics de proximité, et au mépris des maires, dont beaucoup critiquent la mesure. 

Au mépris même des réalités, car en matière d’économie budgétaire, des responsables de collectivité montrent que l’augmentation du temps de travail se traduit par une augmentation des heures supplémentaires à payer.

Les maires communistes du département du Val-de-Marne pour leur part, ont annoncé collectivement, leur refus de mettre en œuvre cette mesure car elle est inefficace pour la qualité du service public, se traduirait par une perte de salaire pour les agents et met en cause la libre gestion des collectivités.

La lutte des agents eux-mêmes avec leurs organisations syndicales est essentielle face à cette vaste bataille. 

Le PCF propose et lutte pour un développement massif des services publics à la hauteur des besoins des populations. Il propose pour le financer une réorientation de l’argent avec un pôle public bancaire, l’arrêt des exonérations fiscales aux entreprises (123 milliards d’exonérations), le triplement de l’ISF, une réforme fiscale taxant les fortunes, le capital, se donnant les moyens d’une  lutte réelle contre l’évasion fiscale et un fonds européen pour financer les services publics en Europe.

Ainsi, Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle, propose de créer 500 000 emplois supplémentaires dans les services publics, l’éradication du chômage, la création massive d’emplois utiles pour un développement de toute la société. 

Les collectivités ont besoin d’agents, bien formés, bien rémunérés, bien considérés pour répondre aux multiples besoins des populations. Le service public de proximité est facteur d’égalité, d’efficacité et de lien social. La crise sanitaire en a fait une nouvelle fois la démonstration. 

Les agents au service des populations ont besoin de bonnes conditions de travail, d’un statut du fonctionnaire renforcé et d’un vaste développement de la formation tout au long de la carrière.

C’est aussi pourquoi plutôt que l’augmentation du temps de travail, le PCF propose le passage à 32 heures pour tous les salariés et plus un seul salaire sous le SMIC que nous proposons de réévaluer à 1800 euros brut, en plus du dégel du point d’indice de la fonction publique. 

La défense du service public et de l’emploi dans la fonction publique seront les enjeux importants de la présidentielle, en premier lieu pour tous les agents.