Le train des primeurs est de nouveau prêt à partir.

C’est une grande victoire des cheminots CGT et des élus communistes notamment du Val-de-Marne après trois ans de gâchis et de lutte contre la casse du fret ferroviaire et sa réponse sociale,
économique et écologique à la question du transport des marchandises. Avant l’arrêt, il transportait450 tonnes de légumes par jour de Perpignan à Rungis.

Le patronat du transport routier qui a profité pendant ces trois ans de l’abandon de ligne de fret avec près de 25000 camions par an pour remplacer les six trains hebdomadaires n’abandonne pas aussi facilement.

Il va jusqu’à nier l’évidence : l’intérêt écologique du transport ferroviaire. La SNCF non plus ne cède rien : elle se retourne vers les collectivités locales pour aider à financer le projet près de 10 millions d’euros jusqu’en 2024. Le train repart mais la vigilance et le combat continuent.